Maisons en bois : investigations diagnostiques

Le bois est un matériau qui rencontre désormais un remarquable succès pour la réalisation de structures telles que les maisons en bois car il permet de réaliser des constructions éco-compatibles et éco-durables.

Le bois comme matériau de construction

En plus d’avoir d’excellentes capacités statiques, c’est en fait un matériau capable de capturer le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère et d’influencer positivement le climat intérieur, en optimisant l’humidité et la température.

Cependant, les structures en bois présentent l’inconvénient de se dégrader avec le temps en raison de facteurs biotiques et abiotiques.

Les facteurs biotiques sont les moisissures, les microorganismes, les insectes et les parasites qui peuvent l’attaquer, tandis que les facteurs abiotiques sont les conditions météorologiques défavorables, l’humidité excessive, la combustion, etc.

Très souvent, ces facteurs agissent en combinaison les uns avec les autres et cela peut être vraiment dangereux car cela conduit le bois à perdre ces caractéristiques mécaniques qui sont fondamentales pour remplir son rôle structurel.

C’est pourquoi il est nécessaire de soumettre les maisons en bois à des enquêtes périodiques pour connaître leur état et décider comment intervenir.

Une première investigation peut même n’être que visuelle, afin de se rendre compte de l’état dans lequel se trouvent les structures, éventuellement sujettes à la pourriture, avec la présence de nœuds, d’attaques fongiques et d’autres dégâts. Sur la base des résultats de cette enquête visuelle, il sera alors possible de planifier si et comment il sera possible de mener des enquêtes instrumentales plus complexes, mais non destructrices.

Les trois phases de l’enquête sur les maisons en bois

L’enquête sur les structures en bois est divisée en trois phases : la première est celle déjà mentionnée, à savoir l’inspection visuelle.

Il s’ensuit une phase d’inspection « in situ », suivie de la phase d’examen des résultats obtenus, exprimés par un rapport technique.

1 – Inspection visuelle

L’investigation visuelle est réalisée en observant directement la structure en bois de l’extérieur et en mettant en évidence tous les éléments qui peuvent être significatifs.

L’enquête permet de recueillir des informations très importantes afin de décider ensuite du type de travaux de restauration à effectuer, par exemple.

S’il n’est pas possible de retracer l’espèce de bois par une investigation visuelle, il sera nécessaire de prélever un échantillon afin qu’il puisse être analysé en laboratoire au microscope.

Au cours de cette phase, des informations seront également recueillies sur la période de construction, les pratiques de construction de l’époque et l’identification de tout travail de récupération ou d’entretien effectué au fil des ans.

2 – Diagnostic in situ

La deuxième phase prévoit une série d’investigations instrumentales à réaliser sur place afin d’approfondir, de manière non destructive, certains aspects qui ne peuvent être analysés exclusivement par l’investigation visuelle.

Il sera ainsi possible d’examiner les points non accessibles ou non visibles, tels que les supports des poutres sur la maçonnerie ou les parties internes cachées par d’autres éléments.

Un exemple de ce type d’enquête est l’analyse resystographique. Il est réalisé avec le résystographe, un instrument avec lequel on pénètre le faisceau en diagonale, sur une quarantaine de centimètres, pour en mesurer la résistance.

La pénétration se fait à l’aide d’une perceuse à biseau et permet d’enregistrer un diagramme de la résistance rencontrée lors du forage.

3 – Résultats et rapport technique

La dernière étape, comme dit, consiste en l’élaboration de tous les résultats obtenus concernant la classification selon la qualité de résistance, l’estimation de la section de résistance résiduelle de chaque élément, l’identification et la localisation des sections de résistance minimale, l’estimation de l’état et de l’efficacité des connexions et l’affichage graphique des résultats.

Les données instrumentales seront ensuite interprétées pour établir un diagnostic et procéder à la vérification structurelle de la construction.