Maisons en bois et risques d’incendie

La construction préfabriquée en bois se répand également rapidement en Italie. Cependant, il existe un préjugé qui freine encore la diffusion de cette technologie de construction : on pense à tort que le bois est plus exposé au risque d’incendie que les matériaux utilisés dans les technologies traditionnelles, c’est-à-dire le béton armé et l’acier.

Le comportement du feu et les modes de combustion du bois sont en fait peu connus et peuvent révéler quelques surprises. En les analysant, il s’avère que les risques et la probabilité d’incendie sont plus ou moins les mêmes pour tous les matériaux utilisés dans le secteur de la construction.

Pour s’en rendre compte, il suffit de penser que les compagnies d’assurance, qui devraient être les plus concernées par un éventuel danger, appliquent en fait les mêmes primes aux polices d’assurance incendie pour les maisons préfabriquées en bois que pour les maisons traditionnelles en briques.

Comportement au feu des structures en bois

Les causes d’un incendie – facteurs internes ou externes

Un feu peut se développer directement dans la maison, principalement en raison de courts-circuits, d’un mégot de cigarette laissé sur la table de cuisson ou de flammes provenant de la table de cuisson.

Cependant, parmi les facteurs externes, il peut y avoir un incendie dans une zone boisée qui atteint la ville.

Dans les deux cas, les risques et la probabilité d’incendie pour la construction sont les mêmes quel que soit le matériau choisi pour la technologie de construction.

La propagation des flammes

Mais quelle que soit la cause, la vitesse de propagation des flammes dépend du contenu des logements. C’est à partir de rideaux, canapés et meubles hautement inflammables que les flammes se développent très rapidement.

Plusieurs études ont toutefois montré que le bois est capable de traverser le feu plus lentement que d’autres « concurrents », et qu’il met donc plus de temps à brûler.

La carbonisation de la surface, en effet, formant une sorte de film, ralentit la propagation du feu, de sorte qu’il n’y a pas de combustion exponentielle, comme c’est le cas pour d’autres matériaux.

La vitesse de carbonisation du bois est de 0,7 mm par minute, un temps qui permet à la structure de résister suffisamment longtemps pour s’éloigner du bâtiment et souvent pour éteindre le feu, afin de limiter au maximum les dégâts.

Structures porteuses en bois

Il convient également d’ajouter que, en tant que matériau de construction, le bois est utilisé pour former des cadres structurels entourés à l’extérieur par des matériaux hautement ignifuges. Les couches isolantes elles-mêmes sont des éléments qui contribuent à une protection supplémentaire contre l’incendie.

Si le feu est éteint en peu de temps, les structures peuvent alors être sauvées et restaurées. Le bâtiment peut être rénové et restauré sans nécessairement devoir être démoli.

En bref, en analysant ces aspects, on peut même aller jusqu’à penser que ce qui est normalement considéré comme un défaut du bois pourrait être un de ses points forts.

Conclusion

Aucun matériau couramment utilisé dans la construction n’est complètement à l’abri des risques d’incendie. Cela s’applique au bois, ainsi qu’au béton armé ou à l’acier.

C’est pourquoi il est essentiel d’accorder une attention particulière à la prévention et de mettre en œuvre toutes les précautions, y compris celles prévues par la loi, visant à éviter ce danger.